Historique

En janvier 1946, un service cinématographique est créé au sein du Ministère de l'Instruction publique, qui possède une collection de 750 films provenant de la firme française Continental, de la firme belge Inbel et majoritairement de firmes allemandes UFA et Bavaria-Film und Bild mises sous séquestre à la libération.


En 1947, le feu se déclare dans les entrepôts de films. Une importante quantité de films de propagande hitlérienne, dont certaines séquences doivent servir de preuves dans les procès intentés aux personnes suspectées de collaboration sont détruits. L'ensemble aurait été précieux plus tard pour les historiens, néanmoins, 350 films sont tout de même sauvés.


Une série de commandes est lancée dès les années 50 à plusieurs cinéastes belges, tels que Charles Dekeukeleire, Paul Haesaerts, Gérard De Boe, André Cauvin. etc. Le service financera d’ailleurs en 1965 un film exceptionnel, Chromophobia, satire du conformisme et de la dictature. Son réalisateur, Raoul Servais, recueillera grâce à ce film une douzaine de prix dans de nombreux festivals dont le "San Marco Lion", Premier Prix du court-métrage au prestigieux Festival International de Venise en 1966. Le film de Luc de Heusch Magritte ou la leçon de choses, portrait de l’artiste avant sa reconnaissance mondiale, sera également coproduit avec la télévision belge.


Outre ces films de commande, quantité d’œuvres relevant des arts plastiques, de l'ethnographie, de la sociologie, du folklore, du tourisme doivent leur existence à  l’intervention du service. Ces films à vocation didactique ont été réalisés par des cinéastes belges, exerçant entre autre leur talent pour la télévision, tels Gaston Vernaillen (La terre tourne-t-elle?, Poids et mesure), Pierre Levie (L'anabase de Xénophon), Jean Brismée (Le théorème de Pythagore, Monsieur Plateau), Marcel Thonnon (Au cœur de l'hiver).

En 1969, le service cinématographique devient le "Service des auxiliaires de l'Enseignement" qui se voit confier les missions suivantes :
-    Prêter des documents audiovisuels aux établissements scolaires de tous les réseaux, ainsi qu'aux associations sociales et culturelles et aux mouvements de jeunesse et d'éducation permanente;
-    Acheter du matériel audiovisuel en vue de compléter l'équipement des établissements scolaires de l'Etat;
-    Promouvoir, dans les établissements scolaires de l'Etat, l'utilisation des moyens audiovisuels (initiation aux techniques audiovisuelles).


Jusqu'à la fin des années 80, le service coproduit avec la RTB de nombreuses émissions de télévision scolaire, diffusées en journée à l'intention des élèves de l'enseignement primaire et secondaire. En parallèle, des programmes pour répondre à des demandes spécifiques des enseignants sont réalisés.
Le nom de Cinémathèque de la Communauté française sera enfin établi en 1985.


Dès le début de l’année 2000, des premiers travaux de préservation et de numérisation des collections sont entrepris.

La Cinémathèque développe à partir de 2009 un nouveau pôle d’activité centré sur la promotion du cinéma belge contemporain.